dim. Jan 19th, 2020

CAMEROUN: Crime Macabre au Lycée de Nkolbisson

Depuis plusieurs années, les violences en milieu scolaire au Cameroun sont devenues plus qu’une épine au pieds du gouvernement. Nous prendrons tout d’abord l’exemple du lycéen poignardé au lycée Bilingue de Deïdo au mois de Mars par l’un de ses camarades, et dès lors il ne se passe pas une semaine sans qu’un élève, un enseignant ou un parent ne soit victime d’agression et l’on constate que les mesures administratives prisent tel que la fouille systématique et journalière des élèves au portail et à tous les coins susceptibles d’être un moyen d’escalade pour les élèves, n’ont aucun impact sur le comportement des uns et des autres, car des comportements violent sont encore à décrier.

Aujourd’hui c’est encore avec beaucoup de regrets qu’on apprend le décès d’un enseignant de mathématiques au sein du lycée de Nkolbisson. Ceci est due à la note donné par ce dernier et note qui selon l’élève était mauvaise, il décide donc de se venger en poignardant son enseignant. D’après des sources, l’élève de la classe de 4eme Espagnole a pris la fuite après son forfait, l’enseignant a été conduit au CHU (Centre Hospitalier Universitaire de Yaoundé) pour des soins mais aux dernières nouvelles il aurait rendu l’âme.

Le Sous-préfet de Yaoundé 7 et déjà présent sur les lieux et la présence de la Ministre Madame Nalova Lyonga y est encore attendu, car étant en route pour une visite de travail dans le Littoral, elle a juste été informée de la situation.

C’est à se demander ce qui ne va plus?

Entre violence perpétrée sur les enseignants par les parents, violences faites sur les élèves par les enseignants et aussi celle faites aux enseignants par les élèves, l’on ne s’y retrouve plus. Depuis le décès du jeune Tsanou Rochman Blériot, élève tué au lycée de Deïdo, les enseignants et certains élèves se sentent de moins en moins en sécurité au sein des établissements du public. C’est ainsi qu’après une série des questionnements et un petit sondage fait, il a été constaté que certains parents ont un penchant pour les établissements confessionnels au détriment des établissements publics car selon eux la sécurité y est meilleure.

 Des remarques venant des surveillants  sur les élèves ont été faites comme quoi certains élèves viendraient au lycée avec des couteaux, des lames, tramol etc. Parfois certains de ces surveillants après cette remarque peuvent inviter les parents d’élèves dans l’établissement mais ces parents ne trouvent jamais le temps de venir, certains se présentent juste pour des problèmes de téléphone confisqué. Comportement qui est à décrier avec velléité. Affaire qui reste encore à suivre de très près.

Quelles autres mesures pourront être prisent pour mettre tout le monde en sécurité et redorer si possible l’image des lycées d’enseignement public et aussi aider au mieux les enseignants à y exercer leurs fonctions.

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